domaine de recherche : Espaces et territoires
« Gouvernance
et citoyenneté »
Par delà la diversité des formes
spatiales et des identités sociales constitutives du phénomène urbain, quels
sont les mécanismes producteurs de la Cité ? Cette question est
susceptible d'être abordée selon plusieurs perspectives.
Elle peut s'inscrire dans une
problématique de la souveraineté, en
se fixant pour objet l'analyse des capacités de décision d'une institution
politique face à son environnement. Ici prend place la notion de
« gouvernance locale » rencontrée d’abord dans le cadre d’études
comparatives au niveau européen sur le thème du « régionalisme
métropolitain » et développée par la suite sur le terrain de
l’agglomération marseillaise, notamment lors des rencontres organisées par le LAMES
en 2000 sur le thème :
« Métropolisation, gouvernance et citoyenneté
dans la région urbaine marseillaise ».
Elle peut aussi être abordée à
travers une problématique de la solidarité
en privilégiant l'étude des interactions qui se nouent entre individus ou
groupes à l'intérieur d'un territoire donné. Les cités de l'Antiquité étaient
généralement de petite taille. La confrontation entre gouvernants et gouvernés,
riches et pauvres, autochtones et étrangers, y était immédiate. La Cité a
d'abord été l'invention nécessaire pour que des sociétés très localisées
puissent gérer de façon pacifique leur rapport à l'altérité. Sous cet angle,
l'espace de la Cité tend à se définir comme lieu d'intégration de l'altérité. Le
traitement de l’exclusion sociale est aujourd’hui un révélateur de la civilité
urbaine. Cette question a fait l’objet de plusieurs enquêtes à Marseille et
dans d’autres villes, notamment à la suite du programme du CNRS « modes de
participation et processus d’exclusion » et plus récemment dans le cadre
du projet d’ « Observatoire de la métropolisation en Méditerranée »
On peut y
ajouter une troisième dimension qui est celle des conditions matérielles de l’habitabilité urbaine. Par la
concentration de ressources qu’elle présuppose, la civilisation urbaine s’est
longtemps définie comme le lieu optimal du « bien vivre ensemble ».
Cet objectif n’a pas toujours été pleinement atteint, en particulier dans la
ville de l’âge industriel. Mais les débats actuels sur le thème du
« développement durable » remettent cette question à l’ordre du jour.
Les politiques de prévention des risques industriels étudiées dans le cadre du
« Réseau d’observation de la concertation sur les risques industriels »
réunissant plusieurs équipes de recherche du Grand Sud (Aix-Marseille,
Toulouse, Bordeaux), constituent une entrée prometteuse pour approfondir cette
question.
Les publications issues de ces
différents programmes de recherche sont référencées dans la bibliographie d'André
Donzel
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