Image laboratoire méditerranéen de SOCIOLOGIE


 

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Domaines de recherche

 L’activité scientifique du laboratoire se développe dans trois domaines principaux et s’organise autour de différentes équipes selon des programmes de recherche distincts

 

          Axe 1 - Espaces & Territoires 

 Les chercheurs du laboratoire travaillant sur ce domaine l'abordent à différentes échelles et selon une pluralité d'angles tout en privilégiant le thème de la mobilité.

- Les études morphologiques contemporaines des espaces urbains : place et rôle des espaces publics dans la vie citadine

- Carrières sociales et carrières spatiales : leurs effets - historiques ou actuels - au plan des dynamiques urbaines

- Les circulations migratoires : leur impact sur la configuration de nouveaux pôles urbains, ceci notamment à travers le cas des villes frontières

- Les mutations des cadres institués des pouvoirs locaux : les enjeux contemporains de la citoyenneté et/ou de la gouvernance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Axe 2 - Circulations méditerranéennes 

 

L’approche thématique de ce domaine de recherche est moins de considérer l’aire méditerranéenne comme un cadre d’analyse a priori que d' analyser les restructurations contemporaines de la Méditerranée comme champ de circulations sociales, et de transformation des savoirs et des compétences. Elle permet de surcroît de décaler, de documenter et de discuter l’angle de vue usuel sur les migrations et les relations inter-ethniques en France en le réinscrivant à cette échelle.

 

        

 

         Axe 3 - Savoirs, connaissances et culture

Cet axe du laboratoire associe des chercheurs qui travaillent notamment dans le domaine de la connaissance.

Envisagée de manière relationnelle, la connaissance est investie à la fois par les recherches menées sur différents terrains et échelles ainsi que par une réflexion méthodologique et épistémologique, suivant la tradition ancienne du laboratoire.

La production et la circulation des savoirs, des connaissances et de la culture est considérée du point de vue de leurs appropriations, de leurs transformations, de leurs révisions et de leurs enjeux afin de saisir quels types d'acteurs, de territoires, de dispositifs, quelles formes de mécanismes et de contenus se mettent en place ou se configurent au sein des mutations contemporaines produites par la mondialisation et par les redéfinitions des sociétés comme "sociétés savantes".

          

 

Programmes transversaux et autres programmes :

DEMOMED - Observatoire démographique de la Maison méditerranéenne des Sciences de l'Homme

L’observatoire démographique de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme est étroitement lié à un ambitieux programme de recherche sur les questions de populations en Méditerranée. Ce projet est né d’une volonté de coopération internationale entre démographes, statisticiens, géographes et prospectivistes, chercheurs, universitaires ou experts appartenant à différentes structures de pays riverains de la Méditerranée. Ces spécialistes ont convenu d’assurer ensemble, par la création d’un observatoire, de la veille démographique, de la valorisation et de la diffusion de connaissances, de la mutualisation et de la professionnalisation méthodologiques, ainsi que des rencontres scientifiques. Ces collaborations se manifesteront et s’organiseront autour des objets de connaissance suivants : les sources et données démographiques, la dynamique des populations, le vieillissement démographique, les mobilités, la démographie et l’environnement, les phénomènes démographiques et le genre, la démographie et la sociologie de la famille, la prospective démographique. Les spécialistes plus particulièrement impliqués dans DemoMed-MMSH, via un accord de coopération internationale en cours de finalisation, sont , pour l’heure, espagnols, italiens, grecs, croates, égyptiens et français, mais l’observatoire a vocation à prendre rapidement plus d’ampleur.

PROJETS HOMERE et implications du LAMES

 

Les chercheurs du LAMES sont investis sur trois projets HOMERE (HOmmes – Milieux – Environnements – cultuREs), un programme qui associe l’INSU, l’INEE, l’INSHS, les IFRE pour la définition et le développement d’approches pluridisciplinaires et intégrées sur la Méditerranée dans les domaines de la géophysique, de la biologie, de l'écologie, de la biogéochimie, de la chimie, des sciences sociales et humaines. HOMERE agrège trois thèmes de réflexion fondamentaux et sectoriels fondés sur des approches systémiques :

-  la dynamiques du système Méditerranée (évolution, vulnérabilités, risques) ;

            - la dynamiques des éco-anthroposystèmes  (écologie, ressources, systèmes agraires, santé );

            - les territoires, cultures et sociétés (héritages, échanges, formes de la connaissance).

Les principaux enjeux concernent la compréhension du fonctionnement et des mécanismes d’évolution des systèmes, notamment ceux à l’origine de la biodiversité, de la durabilité des systèmes agro-sylvo-pastoraux et de la complexité des dynamiques sociales et culturelles. Cet appel d’offre interne au Consortium SHS 2010 a pour objectif, dans le cadre de l’axe « Territoires, cultures et sociétés », de susciter l’émergence de programmes scientifiques de préfiguration, permettant de structurer par des actions communes,  une collaboration dans le domaine des études méditerranéennes, le consortium de centres et d’unités de recherche SHS réunis dans le projet HOMERE.

Un premier projet HOMERE VILDUREM (Ville Durable en Méditerranée), dirigé par Jean Lagane et André Donzel (LAMES) et en relation avec l’IDEMEC, Plan Bleu, l’Agence d’Ecologie Urbaine de Barcelone, l’Institut d’Urbanisme et d’aménagement Régional, les IFRE de Tunis (IRMC), du Caire (CEDEJ) et d’Istanbul (IFEA) s’intitule Aménagements, usages et représentations sociales de la ville durable : Approche comparative de l’habitabilité urbaine en Méditerranée. Il s’agit à travers ce projet d'interroger, parallèlement aux politiques d’aménagement mises en œuvre par les collectivités publiques ou privées, les usages et les représentations sociales des formes de l’habitabilité urbaine dans quelques cas ciblés de grandes villes méditerranéennes (notamment Marseille, Tunis, Barcelone). Tentative pour renouer avec les réflexions des sciences sociales sur la question de la ville méditerranéenne après avoir identifié les facteurs de durabilité propres à ces villes, l’objectif demeure, dans un premier temps, de recenser les ressources scientifiques existantes sur la question des villes durables en Méditerranée afin de définir un programme de travail à moyen terme dans une double visée conceptuelle et méthodologique sur la thématique de l’habitabilité urbaine en Méditerranée. L’urbanisation constitue en effet un défi majeur pour l’ensemble des pays du pourtour méditerranéen avec pour conséquences importantes sur l’environnement l’étalement urbain, la disparition des espaces agricoles, la fragmentation des espaces urbains, etc. Les questions susceptibles d’être abordées dans le cadre de ce programme sont la préservation des ressources naturelles ; l’approvisionnement énergétique et alimentaire des villes ; l’amélioration des conditions de l’habitabilité urbaine (logements, transports, assainissement) et la promotion de la mixité sociale et de l’urbanité.

Un deuxième projet HOMERE MUCONEM (Mutations Contemporaines de l’Energie nn Méditerranée) dirigé par Ghislaine Gallenga (IDEMEC) et Sylvie Daviet (TELEMME) et associe des chercheurs du LAMES (Pierre Fournier, Cesare Mattina et Mathieu Leborgne) ainsi que des partenaires de l’IRMC à Tunis, l’IFEA à Istanbul et l’OHM, le CEREGE et l’IMP. Le programme aborde les dynamiques du système Méditerranée en articulant les enjeux économiques et sociétaux de l’énergie et les enjeux de la durabilité. L’énergie est au cœur des préoccupations de développement durable en Méditerranée. Si dans toutes les régions du monde, les questions du développement économique, de l’énergie, de l’environnement et du climat sont profondément liées, les modalités spécifiques de leur combinaison en Méditerranée sont explorées associant SHS et sciences de l’environnement, sur un échantillon de terrains, autour de cinq axes principaux.  Le projet recouvre des dimensions multiples et complémentaires comme l’établissement d’un état des lieux sur les énergies en Méditerranée (sources, production, distribution, consommation, modes de gestion) ; une étude d’impacts environnementaux des énergies en Méditerranée articulée autour d’un bilan de système existant et de prospective ; une analyse de la transformation des services publics de l’énergie  (privatisations, délégations de service public, nouveaux partenariats publics-privés (PPP) ); la prise en compte du développement des nouvelles énergies (investissements, nouvelles entreprises et lieux d’implantations) et en dernier lieu une analyse des représentations, usages, pratiques, évolutions du statut du consommateur.

Le troisième projet HOMERE. « De la gestion des ressources naturelles à la patrimonialisation : biodiversité savante et biodiversité populaire, quels savoirs, valeurs et échelles pour une gestion durable ? », dirigé par Chantal Aspe (LPED), associe Constance De Gourcy (LAMES) et des chercheurs de TELEMME, Il s’agit d’un projet interdisciplinaire sciences sociales/sciences de la nature qui propose une réflexion multisituée sur l’évolution de la biodiversité comme produit social historiquement construit, et sur le rôle particulier des différents savoirs et des savoir-faire dans ce processus de construction. Les savoirs naturalistes locaux sont de plus en plus considérés comme des éléments des patrimoines locaux, qu’il convient de conserver et de valoriser au même titre que les diverses composantes de la biodiversité dans un contexte de gestion durable. Les normes, référentiels et représentations considérés comme légitimes peuvent entraîner des conflits entre, par exemple, ce qu’est la diversité pour une population locale et pour une communauté scientifique. Dans l'espace méditerranéen, ces tensions s'observent avec l'entrée dans les cadres mondialisés de territoires support d'activités et d'exploitations traditionnelles pour les populations locales. Ces transformations qui modifient l'environnement socioculturel de populations interrogent également les conceptions du durable et la gestion des ressources qu'elles impliquent. L’interrogation est portée sur ce nouvel ordre de composition entre différentes formes de savoirs ainsi que sur le processus contemporain de patrimonialisation qu’il induit. La recherche est étayée par des démarches contrastées au Nord et au Sud de la Méditerranée (France, Tunisie, Maroc) en termes de rapports sociaux, politiques publiques et formes de savoirs naturalistes liés aux différents contextes socio-historiques. Il s’agit de promouvoir un espace de dialogue autour de ces questions complexes, susceptible de contribuer à l’émergence de programmes de recherche interdisciplinaires sur les bases de réflexions communes autour de la gestion de la biodiversité, des potentialités de la prise en compte conjointe de différentes formes de savoirs et savoir-faire et de la patrimonialisation des ressources et des territoires en vue de leur durabilité.

 

 

MIMED - Lieux et territoires des migrations en Méditerranée

 

rapport MIMED I - réponse MIMED II - appel MMSH